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Le pont des enfants pour la paix

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Une campagne pour les droits de l'enfant

Cette année, le projet est de construire le pont des enfants pour la paix : « un pont pour que tous puissent vivre en paix dans leur famille, à l’école, dans le quartier ».

Les objectifs : recueillir la pensée des enfants du quartier sur :
- Les raisons pour lesquelles il est important de vivre en paix,
- Les situations concrètes qui parfois l’empêchent,
- Les gestes quotidiens qu’ils posent pour construire la paix autour d’eux,
- Les aides dont ils ont besoin pour la construire encore mieux.

trijaune.gif La campagne sur le site d'ATD-Quart-Monde


 Lundi 19 novembre : séance à partir du livre "le pont des enfants"  

bandeau.jpgUne première animation a été menée dans la classe le lundi 19 novembre.
Les parents y étaient les bienvenus.

La séance a commencé par l'écoute de l'album "Le Pont des enfants" de Max Bolliger (Pour lire l'histoire, cliquez sur la couverture du livre à gauche ou ici)

 

Après l'écoute de l'histoire les enfants la racontent à nouveau en se servant des éléments confectionnés par les parents d'élèves en atelier avant la séance. Ces éléments, personnages, accessoires et parties du décor, sont fixés sur une grande fresque au tableau.

    

Une discussion s'engage sur l'histoire, ce qu'elle raconte, le message qu'elle envoie. Les enfants réfléchissent sur ce qui nous empêche de se sentir en paix, d'une façon générale, puis à l'école, dans la classe, à la maison et en dehors.

 

Qu'est-ce qui nous empêche d'être en paix ?
Mon frère est capricorne et du coup on ne s'entend pas.

Ma soeur me dérange.

Quand j'ai quelque chose et que mon petit frère le veut.

Des pays loin de la mer sont en guerre.

Ma soeur m'embête et ma mère me punit.

Avec mon frère, on se bagarre.

En classe, qu'est-ce qui fait que vous ne vous sentez pas en paix ?
Quand on me tire dessus dans la cour avec le ballon,
Personne ne veut jouer avec moi.

On me frappe et je ne suis pas d'accord.

J'essaie de travailler et d'autres font du bruit.

J'aime pas l'école.

Un enfant ne jouait pas avec moi.

Quand vous sentez-vous en paix ?
A la récréation, je peux jouer avec ma copine.

Après une dispute, on se fait rire.

Après ce temps d'échange, les enfants se répartissent par groupes pour fabriquer les briques d'un pont géant qui sera exposé le jeudi 17 janvier à 17h30 à la salle des fêtes de Fives. Ces briques seront assemblées avec celles des autres classes, des autres groupes ayant participé à ce projet. Sur chaque face des briques sont notées les propositions des enfants pour que l'on se sente plus en paix.

  

  

La séance se termine par la lecture des différentes faces des briques.

Ensemble des photos prises pendant la séance.

Animation du lundi 19 novembre

fête de clôture
 Jeudi 17 janvier
à la salle des fêtes de Fives



Écoutez "la croisade des enfants" (Jacques Higelin) chantée par les élèves de l'école

Le message collectif des enfants

Depuis début Novembre, plus de 600 enfants du quartier se sont exprimés sur le thème de la paix ; comme dans l’album « Le pont des enfants », ils ont construit un pont avec toutes leurs réflexions pour un quartier où tous pourraient se sentir en paix. Voici une partie de leurs réflexions :

Quand vous dites que vous vous sentez en paix, qu’est-ce que cela veut dire ?

Quand nous sommes en paix, nous nous sentons bien, nous nous sentons amis, nous nous sentons ensemble …

Quand vous sentez-vous en paix ?

En famille nous vivons des moments de paix car la famille rassure quand nous avons des problèmes ; nous pouvons nous confier à un de nos parents.
Nous sommes en paix aussi quand nous nous amusons avec nos frères et sœurs, nos cousins.
Nous aimons discuter avec nos parents, jouer avec eux ou faire une activité comme faire du vélo ou aller au théâtre, au parc.

Parlez-nous d’autres moments de paix en famille

 Quand on se rappelle nos souvenirs d’enfance, quand quelqu’un qu’on aime est guéri, quand on a un nouveau petit frère ou une nouvelle petite sœur.

Êtes-vous toujours en paix à la maison ?

Non, car parfois nos frères et sœurs nous embêtent, ou alors nous nous ennuyons.
Nous ne nous sentons pas en paix quand nos parents nous crient dessus ou quand ils se disputent, quand nous ne voyons pas notre famille ou l’un de nos parents. C’est difficile, si quelqu’un que nous connaissons meurt ou si nous sentons que nos parents ont peur du lendemain.

Et à l’école êtes-vous en paix ?

Oui, lorsqu’on joue avec des amis, qu’on rencontre de nouveaux amis ou lorsqu’on se réconcilie après une dispute. Nous nous sentons en paix lorsque nous réussissons dans une matière que nous aimons. Nous aimons rire avec notre maître ou notre maîtresse ou faire une sortie au musée ou ailleurs.

Y a-t-il des moments particuliers où vous êtes en paix à l’école ?

Quand on a le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien, par exemple arrêter une bagarre, quand on fait une minute de silence pour quelque chose d’important dans le monde ou quand on a fait une bêtise mais qu’on dit : « c’est moi qui l’ai fait »…

Quand nous sommes passés dans vos classes, certains disaient qu’ils n’étaient pas en paix à l’école ; vous vous rappelez à quels moments ?

 Il y a déjà ceux qui n’aiment pas l’école, et puis certains nous disent : « non, toi, tu ne peux pas jouer » ; des enfants empêchent parfois leurs amis d’aller avec d’autres enfants.
A la récré, certains nous poussent, nous font des croche-pieds, sans raison et ça dégénère parfois en bagarre. Des enfants disent qu’ils ne peuvent pas se concentrer à cause du bruit.

D’autres ont peur des évaluations car ils ont trop peur de rater. Certains ont peur de parler devant tout le monde surtout s’il y a des moqueries. Quand les devoirs sont trop longs, trop difficiles nous en avons marre et nous nous énervons. Les plus jeunes qui arrivent en CP ont peur de se retrouver avec les grands de CM2 et quand on arrive dans un nouvel endroit on a peur de ne pas avoir d’amis.

Qu’est-ce qui vous empêche encore d’être en paix à l’école ?

Si par exemple, quelqu’un prend nos affaires sans nous demander la permission,
ou quand on se fait punir à la place de quelqu’un,

Parfois on ne se sent pas respecté ; on est humilié, rejeté parce que les autres n’aiment pas nos vêtements ou notre coiffure. C’est difficile d’être en paix avec ceux qui n’ont pas l’esprit d’équipe ou ne respectent pas les règles de vie.

Et dans les centres de loisirs ou les clubs de sport vous sentez-vous en paix ?

 Oui, parce qu’on fait du foot avec nos copains, qu’on fait des activités qu’on aime ou parce qu’on gagne aux jeux. Mais si on perd à un jeu et que les autres disent : « t’es nul »; souvent ça se termine en bagarre.

Avez-vous évoqué d’autres sujets qui empêchent d’être en paix ?

Nous savons que certains n’ont pas de maison ou une maison trop petite, que certains pays se font la guerre pour de l’eau et aussi que la nature est polluée .

Est-ce que grâce à vous, il y a déjà eu davantage de paix dans votre école ? Chez vous ? Comment avez-vous fait ?

Après une dispute, nous allons serrer la main de l’autre en demandant pardon ; parfois ce sont les maîtresses qui nous appellent pour nous demander de le faire.
Quand on pardonne, après on peut rejouer.
Parfois, on essaie d’ignorer celui qui cherche la bagarre ou de réfléchir avant de rendre les coups ; mais c’est difficile !

Si nous prêtons nos affaires, cela évite parfois les disputes. On aime aider quelqu’un qui a du mal à faire son travail ; on ne lui dit pas la réponse ; on lui donne des indices. Nous avons aussi envoyé des messages à un enfant qui a été absent pendant longtemps. Dans notre classe, il y a une boîte où on met nos idées pour le conseil des enfants.

Nous avons essayé de nous habituer à une fille qu’on ne connaissait pas bien et qu’on ne comprenait pas ; maintenant on joue avec elle.
Nous acceptons parfois de travailler dans un groupe où il n’y a pas nos amis.

Avez-vous des idées pour qu’il y ait plus de paix dans le quartier ?

Ce serait bien que les adultes ne se disputent plus.
Dans les classes, on pourrait s’encourager au lieu de dire à l’autre : « t’es nul ». Si on travaillait en groupes, ceux qui n’aiment pas une matière pourraient se mettre avec ceux qui aiment.
On pourrait aussi trouver des choses drôles à dire, faire rire essayer de se parler, car on a peut-être des points communs avec ceux qu’on pense ne pas aimer.

Nous, on aime quand tous les enfants participent et que la maîtresse met les idées au tableau.
A la récré, on pourrait mettre des affiches pour dire que tous ont le droit de jouer, on pourrait diviser la cour en espaces différents selon les jeux.

Un pont, ça relie 2 bords de la rivière ; que devrait relier le pont des enfants de Fives pour la paix ?

Pour que tous les enfants du quartier soient en paix, il faut relier les écoles entre elles. On pourrait organiser une journée pour les enfants, inventer la fête du nouveau pont de Fives ; on ferait des jeux pour se connaître. Sur ce pont, on pourrait mettre des affiches pour dire comment faire la paix.

Le pont pourrait relier la famille,
les amis et les ennemis,
les vieilles personnes et les enfants,
ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien,
les ados avec le reste du quartier,
les enfants avec leur pays d’origine,
les personnes handicapées et les personnes valides,
les enfants qui n’ont pas la même religion,
ceux qui font la tête et ceux qui rigolent,
les classes et leurs correspondants,
le pont pourrait relier les maisons à un parc,
les parents et les directeurs,
les écoles du quartier.

Il devrait aussi accueillir mieux les nouveaux habitants.

 


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 Promenade au pays des savoirs (novembre 2011)
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